France Culture 22-01-2016, por Florence Pacaud
Dans le courant des années 90, Marseille tire la sonnette d’alarme. Le maire Robert Vigouroux, et Jean-Claude Gaudin, président de la région et qui prendra la municipalité en 1995, constatent le déclin de la cité phocéenne. En l’espace de vingt ans, Marseille a perdu 200 000 habitants et 50 000 emplois. La raison : la chute de son moteur économique, l’activité maritime et portuaire. Le projet Euroméditerranée naît pour contrecarrer cette tendance. L’objectif est double : diversifier les activités en créant un pôle tertiaire et faire revenir des habitants par la construction d’équipements structurels, écoles, transports, espaces publiques et culturels.
Le territoire de développement de ce projet est identifié. François Jalinot, directeur général d’Euroméditerranée, présente l’espace à aménager qui s’étend sur une surface de 310 hectares: (..)
A la demande de la municipalité, l’Etat soutient
financièrement le projet, qui devient une opération d’intérêt national, dans le
but de palier les difficultés économiques de la deuxième ville de France. A
cette même période, naît un projet européen destiné au développement du
pourtour méditerranéen, appelé le processos de Barcelone. Le projet de
Marseille est donc baptisé Euroméditérranée. En octobre 1995 est créé un
établissement public d’aménagement (EPA) qui bénéficie des financements des
quatre collectivités territoriales (municipalité, département, région et plus
tard la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole), de l’Etat et de
l’Europe.
En 2007, une extension du projet a été décrétée étandant le périmètre de 170 hectares. Pour autant, la première phase qui a nécessité 2,2 milliards d’investissements ne sera achevée que d’ici trois ou quatre ans. Alors pourquoi cette extension qui demande 4 milliards d’investissements supplémentaires, alors même que le centre-ville continue à se paupériser? (..)
En 2007, une extension du projet a été décrétée étandant le périmètre de 170 hectares. Pour autant, la première phase qui a nécessité 2,2 milliards d’investissements ne sera achevée que d’ici trois ou quatre ans. Alors pourquoi cette extension qui demande 4 milliards d’investissements supplémentaires, alors même que le centre-ville continue à se paupériser? (..)
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“Operation Euromediterranee Une Affaire D’etat”, por Brigitte
Bertoncello, Rachel Rodrigues-Malta et Jérôme Dubois. POPSU – Plateforme d’Observation
des Projets et Stratégies Urbaines, Jan 2009
2016-01-25

