Dominique DIONISI
Paris le 03.12.2014
A tous les signataires de l'Appel international pour la Préservation des
Murales de Diego Rivera à Detroit, USA.
Précédant ce message, un autre vous est parvenu (le 02.12.2014) par lequel je
vous informais de la réponse de Monsieur Putnam (enfin!!).
Ici, je vous donne pleinement mon sentiment et je compte sur vous pour me faire
part de vos remarques, de vos suggestions ou de vos critiques.
Mon inquiétude - à l'origine de l'Appel international soutenu par les
personnalités signataires (que je remercie encore pour leur engagement qui m'a
beaucoup aidé) - sur la préservation et l'avenir des Murales de Diego Rivera,
n'est pas vraiment écartée.
Trois raisons à cela:
L'expression "Grand Bargain" employée par Mr Putnam pour qualifier l'opération de conservation du DIA ne me rassure pas vraiment. Les différentes interprétations qui peuvent correspondre à "grand bargain" renvoient toutes à la notion de marchandage voire de "petits arrangements entre amis". En effet, si je m'en tiens à l'un des principes de base de l'action commerciale selon lequel "une bonne affaire est celle où les DEUX parties sont satisfaites", je crains que dans le cas présent seule une partie, à savoir les investisseurs privés, les sociétés financières et les "marchands d'Art", soit considérée.
A aucun moment, l'article du N.Y.Times ne cite les Murales de Diego Rivera (433
m²) qui, comme leur dénomination l'indique, sont peintes sur des murs donc des
supports immobiliers. A contrario, il y est beaucoup question des œuvres
meubles, déplaçables comme les tableaux ou sculptures, dont chacun sait que
devenues propriétés privées elles ne sont plus qu'objet de spéculations
financières, très exceptionnellement motivées par l'amour des Arts.
Il est très important que celles et ceux d'entre vous qui pratiquent bien
l'anglais n'hésitent pas un seul instant à me dire si je suis dans l'erreur.
Dans l'attente du plaisir de vous lire ou vous entendre,
Cordialement.
